12.01.2012

19 - La vérité sort de la bouche d'Alicia

- Tu ne m'as pas demandé de qui il s'agit.

- Parce que je le sais. Tu m'en as parlé déjà. Au moins une fois : le gérant ?

- Oui. Mais tout de même. Comment aurai-je su que tu l'avais deviné ?

- Donc, il te fait venir dans son bureau après que tout le monde soit parti ?

- Oui.

- Après.

- Il commence à me parler de mon travail.

- Tout de même.

- Vaguement. Très vaguement. Puis… Il me plaque contre le mur.

- Tu n'essaies pas de te défendre ?

- Bien sûr que si. Mais il est trop fort pour moi… Et puis il commence à me peloter. Il caresses mes fesses, mes seins. Et là, je lui mets un coup de tête. Mais comme je ne suis pas très douée, ça me fait un mal de chien. Lui aussi semble avoir mal, mais j'ai beaucoup de difficultés à m'en remettre. Puis, sans doute peu de temps avant qu'il ne réagisse, je lui mets un coup de pied dans le genou. Là, il se met à crier, à gueuler même. Je n'ai pas du sentir ma force…

- Et puis ?

- Et puis au bout d'un certain temps, il est revenu à la charge.

- Tu n'en a pas profité pour partir, pourquoi ?

- Je n'en sais rien. Lorsque je dis : un certain temps, c'est une façon de parler. Je ne sais plus si ça a duré longtemps ou pas. Donc il a essayé à nouveau de me coincer, mais cette fois contre son bureau. Et il a essayé de me faire basculer… Je l'ai griffé. Tant que j'ai pu et de toutes mes forces. Il n'a pas aimé du tout. Et là, je lui ai balancé un grand coup de pied dans les couilles. Ah, Je peux te dire qu'il ne faisait plus le malin et qu'il ne pensait plus tellement à me sauter…

- Et puis ? Il faut vraiment t'arracher les mots de la bouche.

- Et puis… il s'est passe un truc bizarre.

- C'est-à-dire ?

- Il gueulait toujours. Il gueulait même de plus en plus fort. Et j'ai senti… quelque chose qui montait en moi. Je l'ai frappé à nouveau. Mais cette fois au visage. J'ai frappé, frappé, encore frappé, de plus en plus fort, jusqu'à ce qu'il se taise. Ça commençait à devenir épouvantable. Il y avait du sang partout. Et au lieu de me calmer, la vue de ce sang, qui me dégoutait, me donnait envie de le frapper à nouveau. Comme il gémissait toujours et que ses gémissements m'énervaient je lui ai flanqué de grands coups de pied dans les couilles, jusqu'à ce qu'il se taise. Jusqu'à ce que je n'entende plus rien. Et puis…

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