30.01.2012
22 - Alicia a des visions
Si Marianne regardait une photo, ce ne pouvait être qu'une photo d'Hector et il était évident pour Alicia que Marianne en était amoureuse. Marianne remonta sa jupe et dévoila une culotte rose. Elle commença alors à se caresser tout en regardant fixement la photo qu'elle tenait dans son autre main. Alicia eut envie de faire éruption dans la pièce, mais elle se dit que ce ne serait pas très charitable de sa part. Elle resta alors où elle était, sans bouger et sans faire de bruit et c'est à cet instant qu'elle eu la vision du cadavre du gérant. Elle revoyait son corps dénudé et couvert de sang. Elle se revoyait répendre ce sang partout dans la pièce et elle revoyait, surtout, son sexe mou détaché de son corps et qui gisait près de lui. Cette série d'images eut sur elle un effet terrible, car elle sentit une chaleur envahir son ventre et elle se mit à transpirer.
Ses jambes ne la portent plus et Alicia a l'impression qu'elle va tomber. Elle se tient au mur. Elle veut résister, mais son envie est trop forte. Lorsqu'elle regarde dans la direction de Marianne, elle ne voit pas Marianne mais le cadavre du gérant. Elle ferme les yeux et essaie de calmer sa respiration qui se fait de plus en plus haletante. Plus elle résiste et plus son excitation est grande. Elle a envie de s'asseoir, mais elle s'oblige à rester debout. Ses jambes lui font un mal de chien. Elle tremble de tous ses membres. A nouveau, elle sent le même liquide chaud couler le long de ses cuisses. Elle remonte alors sa jupe puis elle s'accroupit et se met à genoux. Elle ferme les yeux et se lèche les lèvres. De plus belle, les mêmes images défilent devant ses yeux : Le cadavre encore chaud, le sang qui s'écoule lentement, qui recouvre ses mains comme une huile rouge. Elle s'efforce, en restant la plus discrète possible, de se diriger vers l'escalier. Lentement, elle gravit les marches. Marianne est bien trop occupée pour s'apercevoir de quoi que ce soit.
Alicia s'enferme dans sa chambre et se jette sur son lit. Mais elle ne se déshabille pas. Elle soulève à nouveau sa jupe pour se caresser. Puis très vite elle glisse deux doigts à l'intérieur de son sexe. Il ne lui faut que peu de temps pour jouir. C'est à peine si elle a le temps d'étouffer un cri en cachant son visage dans un épais coussin. Puis elle reste étendue, immobile, comme une morte. Les images s'estompent, petit à petit, et finissent par disparaitre tout à fait. Elle finit par se lever et sort de la chambre. Cette fois, elle ne se veut pas discrète mais une fois arrivée au bas des marches, elle ne peut que constater que Marianne a déserté la place qu'elle occupait dans le fauteuil.
07:32 Publié dans Le Journal d'Alicia | Lien permanent | Commentaires (0) |
Facebook |



Les commentaires sont fermés.